Jean Gabin, de son vrai nom Jean Alexis Moncorgé, est né le 17 Mai 1904 à Paris. Sa mère, Hélène Petit, est  chanteuse  dans des cafés-concerts et son père, Joseph Gabin,  comédien d’opérettes. Il a six frères et sœurs. Il est élevé par sa soeur aînée Madeleine.

De la fenêtre de sa chambre de Mériel (Val d’Oise) où il habite, il observe le va-et-vient des locomotives de la gare du village. Il déserte la classe de monsieur Dervelloy et préfère faire l’école buissonnière pour aider aux travaux des fermes voisines.

Jean Gabin enfant

A 14 ans, il perd sa mère et se fâche avec son père. Pour subvenir à ses besoins, il exerce différents métiers comme cimentier, magasinier ou vendeur de journaux.

A 18 ans, poussé par son père, il entre au cabaret les "Folies Bergères" où il apprend son métier sur le tas. Il est d’abord figurant puis chanteur/acteur dans les revues. Il chante même avec Mistinguett au "Moulin Rouge". Mais il rêve surtout, après son service militaire dans la marine, de s’acheter une petite ferme.

Il épouse une jeune actrice dénommée Gaby Basset en 1927. Ils divorcent en 1932.

En 1928, il est l'interprète de deux courts sketches avec le comique de l’époque Dandy.

En 1930, il fait ses premiers pas d’acteur au cinéma dans "Mephisto"  puis "Chacun sa chance".

En 1933, il se marie avec la danseuse nue Dorianne qui lors de leur séparation, obtient la moitié de la petite fortune de Gabin.

Entre 1936 et 1939, il tourne dans les films "La belle équipe", "Les Bas-fonds", "Pépé-le-Moko". Deux ans plus tard, il joue dans "La bête humaine".

En 1940, Jean Gabin part à Hollywood où il rencontre l’actrice Marlène Dietrich.

Pour combattre les allemands pendant la seconde guerre mondiale, il s’engage, en 1943, dans les Forces Françaises Libres, et finit comme chef de chars dans la 2ème D.B de Leclerc. Il obtient la Médaille Militaire et la Croix de Guerre.

 

Jean Gabin

 

En 1949, il épouse Christiane Fournier, dite Dominique. Naîtront 3 enfants. La même année, il créé une pièce d'Henry Bernstein "La Soif".

En 1950, il s’achète enfin la propriété de ses rêves. Passionné de chevaux de course, il possède jusqu'à 44 trotteurs, puis s'offre une douzaine de pur-sang et se fait même construire un petit hippodrome, au Moulins-la-Marche (dans l’Orne), qui porte aujourd’hui son nom.

Côté grand écran, il triomphe en 1953 dans "Touchez pas au grisbi".

En 1960, il reçoit la Légion d'honneur pour l’ensemble de sa carrière.

Il fonde avec son ami, l’acteur Fernandel, la "Gafer" (raccourci de Gabin et Fernandel) sa société de production en 1963.

 

Jean Gabin et Fernandel

 

En 1974, il enregistre, sur des paroles de Jean-Loup Dabadie, la chanson "Je sais".

Il meurt le 15 Novembre 1976 à Neuilly (Haut de Seine) après avoir fait 95 films et un court métrage. Il a joué avec Michèle Morgan, Alain Delon, Charles Vanel, Bourvil, Fernandel, Brigitte Bardot, Jean-Paul Belmondo, Lino Ventura, Louis de Funès...

Aujourd’hui, il existe un musée "Jean Gabin" à Mériel (Val d’Oise).

Jean Gabin

SES PRINCIPAUX FILMS

"La Bandera" de Julien Duvivier (1935).

"La belle équipe" de Julien Duvivier (1936).

"Pépé le Moko" de Julien Duvivier (1937).

"Gueule d’amour" de Jean Grémillon (1937).

"La grande illusion" de Jean Renoir (1937).

"Quai des Brumes", de Marcel Carné (1938).

"La bête humaine" de Jean Renoir (1938).

"Remorques" de Jean Grémillon (1939).

"Le jour se lève" de Marcel Carné (1939).

"Napoléon" de Sacha Guitry (1953).

"Touchez pas au grisbi" de Jacques Becker (1954).

"Razzia sur la chnouf" d'Henri Decoin (1954).

"Gas oil" de Gilles Grangier (1955).

"La traversée de Paris" de Claude Autant-Lara (1956).

"Les Misérables" de Jean-Paul Le Chanois (1957).

"Les vieux de la vieille" de Gilles Grangier (1960).

"Le cave se rebiffe" de Gilles Grangier (1961).

"Le gentleman d’Epson" de Gilles Grangier (1962).

"Un singe en hiver" d'Henri Verneuil (1962).

"Mélodie en sous-sol", d'Henri Verneuil (1962).

"Le pacha" de Georges Lautner (1967).

"Le tatoué" de Denys de La Patellière (1968).

"La Horse" de Pierre Granier-Deferre (1969).

"Le clan des siciliens" d'Henri Verneuil (1969).

"Le chat" de Pierre Granier-Deferre (1971).

"L’affaire Dominici" de Claude-Bernard Aubert (1972).

"Deux hommes dans la ville" de José Giovanni (1973).

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