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Son père, Albert Raimbourg, meurt le 24 décembre 1918 de la grippe espagnole contractée lors de la bataille de Verdun où il faisait la guerre. Bourvil grandit dans une famille modeste élevé par sa mère et son beau-père, un agriculteur. Il est le meilleur élève de son école. Mais déjà il ne peut s'empêcher de faire le pitre pour amuser ses copains. Il est passionné par la musique qu'il écoute sur la radio de l'instituteur du village, Monsieur Lemonnier. Dès l'âge de 10 ans, il chante des chansons comiques et des titres de Fernandel dans les fêtes de son village. Il fait partie de la fanfare de Fontaine-le-Dun. André devient apprenti chez un boulanger le 10 avril 1934. En août 1936, Bourvil est boulanger à Rouen. Il apprend à jouer de l'accordéon, de l'harmonica et du piston (un instrument de musique à vent). Il intègre la fanfare du village où il anime les bals populaires. Le 6 mars 1937, André devance lappel et sengage comme trompette dans le 24e régiment dinfanterie de Paris à la caserne de la Pépinière. Durant son temps libre, il participe à des radio-crochets. Là, il force son personnage et joue les idiots. Le public apprécie énormément. Il remporte le 1er prix à celui de Radio Paris. Avec des amis, il fonde le groupe Max Louisart et ses Boys. Pendant la guerre, André est envoyé sur le front. Démobilisé en août 1940, il se trouve à Pau, dans les Pyrénées, où il fait la connaissance de laccordéoniste Etienne Lorin. Cest le début dune longue et fidèle amitié. En 1941, il se fait appeler Alain Grimor. Le 18 novembre 1941, il joue un tout petit rôle dans le film "Croisière Sidérale" d'André Zwoboda. Devenu lamuseur du régiment, André, toujours admirateur de Fernandel, devient "Andrel ". Il voit son idole Fernandel pour la première fois en 1937 sur la scène du cirque de Rouen. En 1942 , il revient à Paris avec Etienne Lorin. Ils sont engagés pour accompagner Bordas, la célèbre femme à barbe, à laccordéon. Il vit à Vincennes (Val de Marne) et pour gagner sa vie, il fait des petits boulots alimentaires en journée et des cabarets le soir. Son nom de scène est désormais Bourvil (en hommage au village de Bourville). Il écrit les textes de ses chansons, les musiques sont signées de son ami Etienne Lorin. Le 23 janvier 1943, Bourvil se marie avec Jeanne Lefrique avec qui il a deux fils : Dominique et Philippe. Pierre-Louis Guérin, limpressario de Tino Rossi, lengage au " Club " pour une semaine, il y restera un an. Il participe à une émission quotidienne sur Radio Luxembourg.
En 1945, il tourne dans le film "La ferme du pendu". En mai 1946 Bourvil enregistre son premier disque. " Les crayons " est son premier grand succès populaire.
Il décroche le rôle d'un paysan normand rusé dans le film d'André Berthomieu "Pas si bête". A la même époque il chante aussi "A bicyclette", son moyen de locomotion préféré. En 1946, lauteur-compositeur Bruno Coquatrix (le futur directeur de lOlympia) lengage pour une tournée de 3 mois en première partie du grand orchestre de Ray Ventura. Cest vers lopérette quil se tourne avec "La route fleurie" et "Pacifico". Il cotoie Annie Cordy, Luis Mariano, Pierrette Bruno et Georges Guétary. Côté musique, il enchaîne les succès avec " La rumba du pinceau ", " Les abeilles ","Un clair de lune à Maubeuge", "La ballade irlandaise", "Salade de fruits" où bien encore avec "La tactique du gendarme".
Au cinéma, il joue entre-autres dans "Le corniaud" (1965) avec Louis de Funès, "Le bossu" (1959) avec Jean Marais, "La traversée de Paris" (1956) avec Jean Gabin, "La grande vadrouille" (1966) avec encore une fois Louis de Funès. Il est aussi "Thénardier" dans "Les Misérables" (1958). Sans oublier "Le cerveau" (1968) avec Jean-Paul Belmondo.
En1968, il apprend quil est atteint d'une grave maladie mais Bourvil ne veut pas se reposer comme lui conseillent les médecins. Il tourne encore quatre films dont "Le cercle rouge". Il meurt d'une maladie le 23 septembre 1970 à l'âge de 53 ans. Il repose à Montainville (Yvelnes), village où il avait une maison de campagne.
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