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Michel Serrault est né le 24 janvier 1928 à Brunoy (Essonne). Il a une soeur et deux frères. A 14 ans, il est enfant de choeur et veut devenir prêtre. Il proclame avoir deux passions "faire rire et m'occuper du bon Dieu". Finalement, après quelques semaines de séminaires, c'est le père Modeste Van Hamme et l'amour pour une jeune fille qui à 16 ans qui l'orientent vers le métier de comédien. Michel Serrault est refusé au Conservatoire au terme de deux années au cours de la rue Blanche à Paris. 1946, il signe son premier contrat pour une tournée théâtrale en Allemagne. Il y joue notamment "Les fouberies de Scapin". En 1948, il fait son service militaire dans l'aviation à Dijon (Côte d'Or). De retour à Paris, il apparaît dans "Dugudu" le second spectacle de Robert Dhéry. En 1952, il rencontre Jean Poiret avec qui il fait les belles heures des cabarets parisiens des années 1950 et 1960, sans oublier leurs passages à l'Olympia et à Bobino.
1954, il débute au cinéma dans le film "Ah ! les belles bacchantes" avec la troupe "Les Branquignols". Il apparait dans plusieurs films avec eux. 1955, il joue dans le film d'Henri-Georges Clouzot "Les diaboliques". Il tourne dans "Assassins et voleur" en 1957. Le 27 janvier 1958, il épouse Juanita Saint-Peyron, surnommée Nita, une comédienne rencontrée quelques années auparavant au Conservatoire. Ils auront deux filles (Caroline et Nathalie). Du début des années 1960 à 1970, il privilégie les rôles au théâtre. Il enchaîne des comédies de série B comme "Les combinards" (1964), "Bon week-end" (1965) ou encore "Le fou du labo 4" (1967). Avec ses premies cachets "importants", Michel Serrault achète un hôtel particulier rue du Château à Neuilly sur Seine (92). En 1972, il trouve un rôle à sa mesure dans "Le viager" de Pierre Tchernia. La même année, il interprète un commissaire de police dans "Un meutre est un meutre". En 1973, il triomphe au théâtre dans le rôle d'Albin Mougeotte, dit Zaza Napoli, dans "La cage aux folles" (900 réprésentations 1,8 million de spectateurs) qu'il rejouera quelques années plus tard. L'adaptation de cette pièce par Edouard Molinaro au cinéma est un succès international (en 1978). 1975, il tourne pour Jean-Pierre Mocky "L'ibis rouge". 1977 est une très mauvaise année pour Michel Serrault qui perd, le 30 mars, sa fille Caroline (âgée de 19 ans) dans un accident de la route. A partir du milieu des années 1970, il commence à jouer des rôles plus "graves" comme pour "L'argent des autres" (1978). En 1979, Michel Serrault reçoit le César du meilleur acteur pour "La cage aux folles" (1978). En 1982, il reçoit le César du meilleur acteur pour "Garde à vue" (1981). Cette annèe là, il est un détective privé dans "Mortelle randonnée". Janvier 1993, clown dans l'âme, en plein journal de 20 heures de Bruno Masure, il se déshabille en direct devant la France en poussant Nagui à en faire de même. 1995, "Le bonheur est dans le pré" est un très grand succès au cinéma. En 1996, il reçoit le César du meilleur acteur pour "Nelly et Monsieur Arnaud" (1995).
De 1997 à 2007, on retrouve Michel Serrault au cinéma, entre autres dans "Assassins" (1997), "Les enfants du Marais" (1999), "Les acteurs" (2000), "Une hirondelle a fait le printemps" (2001), "Le papillon" (2002), "Le furet" (2003), "Albert est méchant" (2004), "Les enfants du pays" (2005), "Joyeux Noël" (2005), "Le bénévole" (2006) et "Pars vite et reviens tard" (2007). Pour la télévision, il est Gaston Dominici pour "L'affaire Dominici" (2003) aux côtés de Michel Blanc et "Monsieur Léon" avec Clémentine Célarié (2006).
Il meut dans la soirée du 29 juillet 2007 à Equemauville, près de Honfleur (Calvados), où il s'était acheté une bâtisse six ans auparavant . Il avait à son actif 135 films et 3 Césars. Michel Serrault avait pour projet de tourner pour la télévision "Le malade imaginaire" fin juillet 2007, mais la maladie l'en a privé.
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